Concepts fondamentaux

FIGURE 1 : Exemple de chaîne audio comportant plusieurs microphones
Chaîne audio élémentaire | Choix des microphones à condensateur | Choix des microphones unidirectionnels

Chaîne audio élémentaire
Le microphone est l’élément de départ de la chaîne audio puisqu’il convertit l’énergie acoustique en signal électrique. L’exemple ci-dessous comprend quatre microphones : un pour la chaire, un pour le piano et deux pour le chœur (figure 1). Les microphones sont branchés à un mélangeur audio qui amplifie, ajuste et combine leurs signaux d’entrée en un unique signal de sortie. (Remarque : si une source fantôme supplémentaire est nécessaire pour les micros, celle-ci doit être placée entre les microphones et le mélangeur.)

Le signal de sortie du mélangeur est transmis à un amplificateur de puissance qui l’intensifie suffisamment pour actionner les haut-parleurs, lesquels reconvertissent à leur tour les signaux du microphone en énergie acoustique.

Choix de microphones à condensateur
Il est possible de classifier les microphones selon la manière dont ils convertissent l’énergie acoustique en signal électrique. Il existe deux types de micros courants : dynamique ou à condensateur. Dans un lieu de culte, les microphones à condensateur offrent plusieurs avantages par rapport au premier type. Tout d’abord, ils sont beaucoup plus petits et, par conséquent, plus discrets que les microphones dynamiques sans pour autant réduire la performance. Leur sensibilité supérieure autorise une prise de son excellente, même aux distances requises pour les microphones suspendus au-dessus des chœurs. Leurs bruits de manipulation sont moindres et leur réponse en fréquence étendue donne une reproduction du son claire et précise. Enfin, les micros à condensateur disposent d’une réponse transitoire rapide pour la reproduction des impulsions soudaines produites par la voix, le piano ou les percussions.

Les microphones à condensateur requièrent une source d’alimentation pour leurs circuits électroniques. Certains modèles fonctionnent avec une pile interne, tandis que d’autres disposent d’une alimentation fantôme ou à distance. Cette alimentation fantôme se retrouve dans certains mélangeurs et également dans les accessoires Audio-Technica fournissant un courant continu de faible intensité au microphone par le même câble blindé à deux conducteurs qui transmet le signal de sortie du microphone. L’alimentation fantôme n’a aucune incidence sur la qualité du son de l’ensemble.

FIGURE 2 & 3 :
[2] Microphone omnidirectionnel;
[3] Microphone unidirectionnel (cardioïde)

Choix de microphones unidirectionnels
Les microphones se distinguent également par leur directivité, autrement dit par la façon dont ils captent les sons provenant de différentes sources.

Les microphones omnidirectionnels recueillent le son de manière identique à partir de toutes les directions (figure 2). Bien qu’il faille les placer à proximité de la source sonore lorsqu’il existe un risque d’accrochage acoustique, les micros omnidirectionnels permettent néanmoins de réduire le bruit de manipulation, c’est pourquoi on y a souvent recours dans le cas de micros-cravates à pince.

Dans les lieux de culte, les microphones de type unidirectionnel constituent cependant la meilleure option. Ces microphones également appelés « cardioïdes » (figure 3) captent mieux le son dans l’espace conique de 120° qui leur fait face qui porte le nom d’« angle d’admission ». À l’extérieur de ce périmètre, la sensibilité du microphone se trouve réduite. Une source sonore qui se trouve à un angle de 90° sur le côté du microphone semblera provenir d’une distance double de celle d’une même source située juste en face de ce dernier. Et, si cette même source se trouve à l’arrière du microphone (dans un angle où la sensibilité est minimale, ce que l’on nomme « point minimal »), on l’entendra comme si elle se situait dix fois plus loin.

Pour réduire les problèmes d’écho ou d’accrochage acoustique, il faut pointer le microphone directement vers la source sonore à capter, de sorte que son point minimal fasse face aux éventuels sons parasites (comme un haut-parleur de renforcement sonore). On obtient ainsi une meilleure intelligibilité de la parole malgré un éloignement plus grand de la source.

FIGURE 4 : Diagrammes polaires de base
Les modèles hypercardioïdes permettent d’augmenter cette distance, grâce à leur angle d’admission de 100° offrant une suppression latérale accrue. Les modèles MicroLine® A-T permettent d’augmenter encore davantage cette annulation des bruits latéraux. Leur angle réduit d’admission de 90° et leur sortie supérieure constituent un choix judicieux pour les prises de son à distance. Ils améliorent également la netteté dans les espaces réverbérants et autres ambiances bruyantes. La figure 4 résume les performances des différentes prises de son.

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